Northbound / Southbound

Thomas Broomé | Morgane Denzler | Maria Friberg | Pablo Lobato | Pedro Motta | Matthias Reinmuth | Miguel Rothschild

9 janvier > 27 février 2016


Bendana | Pinel Art Contemporain a le plaisir de présenter Northbound / Southbound, une exposition collective en deux temps : un premier accrochage du 9 au 30 janvier 2016 et un second du 3 au 27 février 2016. Cette exposition traduit la vocation première de la galerie d’être un lieu d’échange entre artistes des deux hémisphères, le nord et sud. Du Brésil à la Suède, en passant par la France chaque artiste présenté a une approche artistique singulière, influencée par ses racines, son éducation, sa culture. Un dénominateur commun toutefois, une économie globale et mondialisée que tous subissent - et souvent dénoncent - qui est fort heureusement contre-balancée par un extraordinaire dynamisme culturel s’autorisant toutes les audaces.


(1971 – Suède) : Avec une extrême précision, Thomas Broomé applique sa maîtrise de la perspective pour dessiner ou peindre des espaces intérieurs construits avec des mots. Les mots sont utilisés pour désigner mais également pour délimiter l’espace, la surface et la matérialité même de l’objet. Leur répétition compose les formes qui elles-mêmes créent l’image, superposition étroite entre le signe et l’objet représenté. Ces mots démultipliés, individuels et indistincts, à la fois fond et forme, ont des fonctions contradictoires invitant à la contemplation et à l’exploration de nouvelles perspectives.


(1986 – France) : Les œuvres de Morgane Denzler nous invitent à oublier le point de vue unique de la cartographie et de photographies de paysages alpins au profit d’une déconcentration du regard. « Il s’agit de se laisser traverser par le paysage, ce qu’il dévoile et ce qu’il cache, ses plissements et ses enchaînements. Morgane Denzler déconstruit un rapport faussé avec la nature, les outils normalisant sont détournés pour faire jaillir une poésie et une expérience (visuelle et sensorielle) du paysage. Il s’agit alors se de laisser absorber par le paysage dont les corrélations sont permanentes et infinies. » (extrait d’un texte de Julie Crenn)


(1966 – Suède) : Le travail photographique de Maria Frieberg tourne principalement autour de deux thèmes récurrents : les difficultés de communication et l’exploitation de la planète par l’homme. « Piles of Dreams », 2015 peut être interprétée comme une critique de la surabondance, cette œuvre montre aussi la beauté abstraite et chaotique des traces que nous laissons.


(1976 - Brésil) : Pablo Lobato a travaillé sur le sens du toucher au travers des images. Dans les natures mortes de la série « Muda » cela est spécifiquement évoqué par le geste de transpercer le fruit pour en atteindre les pépins. Ces photographies illustrent un événement traumatique, loin d’une représentation idéale du sujet. Les pépins et noyaux desséchés sont pris dans le piège du cadre comme des témoins mort du sujet représenté, mais ils sont aussi l’espoir d’une germination nouvelle.


(1977 – Brésil) : Les œuvres de Pedro Motta questionnent la relation entre la nature l’intervention humaine. Le pouvoir disproportionné de la nature est vu comme un facteur de singularisation du paysage contenu dans un espace géographique- un lieu d’intégration et d’interaction où se retrouve l’imaginaire et toutes ses représentations. ces œuvres sont un espace d’expérimentation et de réflexion sur des paysages nouveaux, crées par des manipulations manuelles et numériques.


(1974 – Allemagne) : Les toiles abstraites de Matthias Reinmuth , oniriques et lyriques, sont composées de couches successives de peinture à l’huile aux couleurs lavées et irisées. La peinture de cet ancien élève de Baselitz est dans la tradition de l’expressionnisme abstrait et de l’art informel des années 50 et 60, qui ont mis l’expressivité émotionnelle de la couleur et la spontanéité de l’acte de peindre au centre de la confrontation artistique.


(1963 - Argentine) : Les œuvres de Miguel Rothschild offrent une relecture qui nous invite à approfondir un sujet, un lieu que nous croyons déjà connaître. Miguel se consacre à des œuvres métaphoriques, perforant ou brulant les photographies afin de révéler de nouveaux espaces, y intégrant épingles et clous, pailles translucides ou images découpées, travaillant le verre des encadrements pour créer des œuvres poétiques et tridimensionnelles.


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